Élections municipales : Une confiance renouvelée pour bâtir demain

Réélue dès le premier tour avec 61,59 %, soit plus de 8 300 voix, la Maire de Châtillon, Nadège Azzaz, revient sur ce résultat, le plus large jamais obtenu aux élections municipales dans notre commune, et partage sa vision pour les années à venir.

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Bilan, contexte, grands projets : un échange direct avec notre Maire pour comprendre les priorités du nouveau mandat et les perspectives pour notre ville.

La liste J’aime Châtillon a remporté 61,59% des suffrages exprimés dès le 1er tour de scrutin des élections municipales. Quel regard portez-vous sur ce résultat ?
La victoire n’est jamais une fin en soi. En revanche, comme l’ensemble des élus de la majorité municipale sortante, je suis forcément sensible à ce que l’engagement qui fut le nôtre depuis 2020 ait été aussi largement reconnu.
Ce premier mandat s’est déroulé dans un contexte exceptionnellement contraint. Nous avons pris nos fonctions sans passation républicaine et en pleine pandémie. À la crise sanitaire a succédé une crise inflationniste qui a placé notre commune, comme toutes les collectivités françaises, devant un véritable mur financier. En outre, la crise politique que nous connaissons depuis 2022 au sommet de l’État et au Parlement nous prive de visibilité, tout en s’accompagnant d’une rigueur budgétaire et d’une baisse de nos dotations chaque année plus importantes.
Il nous a donc fallu déployer une force de travail toute particulière pour surmonter ces difficultés successives tout en restant au contact
des Châtillonnais. Par notre mobilisation constante et une gestion rigoureuse, et grâce naturellement au soutien et à l’implication précieuse de l’administration communale, nous sommes parvenus à donner un nouvel élan à notre ville.
53 millions d’euros auront été investis tout en réduisant la dette de 15 millions d’euros, et ce sans recourir à une augmentation des taux d’imposition communaux.

Cette adhésion forte des Châtillonnais, c’est aussi celle à un nouveau projet ?
Effectivement, si le résultat de ce scrutin vient valider le bilan de l’équipe municipale sortante, il représente aussi une adhésion au nouveau projet pour Châtillon que nous souhaitons inscrire dans la continuité de ce premier mandat.
Plusieurs grands projets viendront structurer la période qui s’ouvre.
Tout d’abord, les ZAC des Arues et de l’ONERA connaitront dans le cadre de ce mandat une avancée significative. Nous portons et continuerons de porter une attention constante à limiter la constructibilité et à préserver un juste équilibre entre logements, commerces, équipements publics et espaces verts.
Et c’est au sein de la ZAC des Arues, que nous avons sanctuarisé un terrain que nous mettrons gratuitement à la disposition du conseil régional d’Île-de-France pour la construction d’un lycée. Car tant que je serai Maire de cette ville, je n’accepterai pas la situation actuelle.
Les lycéens châtillonnais doivent, comme leurs voisins, pouvoir disposer d’un établissement sur le territoire de leur commune. La saturation du lycée Jacques Monod conduit aujourd’hui nombre d’élèves à effectuer des trajets incompatibles avec leur épanouissement et leur réussite scolaire.
Toujours dans le domaine de l’Éducation, après la nouvelle école maternelle Jean Jaurès, c’est l’école Arc en Ciel qui fera l’objet d’une reconstruction. L’acquisition de la parcelle voisine va nous permettre de créer un nouvel équipement public dans lequel s’intégrera l’école. Les nouveaux espaces créés bénéficieront aussi à nos jeunes et à nos associations et participeront à la requalification du quartier Vauban-Peyronnet.
Dans la continuité de l’attention constante que nous portons à la sécurité des Châtillonnais et aux conditions d’exercice de nos policiers municipaux, un nouvel Hôtel de Police, plus central, sera aussi édifié.
Visible et accessible à la population depuis un axe structurant de la ville, il aura vocation à accueillir une permanence de la Police nationale tout en permettant une meilleure coordination des forces de sécurité.

La sécurité est un domaine où les attentes sont grandissantes à l’égard des maires ?
Je crois que les Châtillonnaises et les Châtillonnais ont aussi voulu saluer l’engagement constant qui a été le nôtre dans ce domaine depuis bientôt six ans. La sécurité n’est pas un sujet partisan ou dogmatique. C’est une liberté fondamentale. Ce sujet est l’une de mes priorités.
Nos efforts déployés en matière de sécurité ont contribué à apaiser largement l’espace public, tout particulièrement au métro où sévissait dans des proportions inquiétantes la vente de cigarettes de contrebande.
Grâce à notre vigilance et à l’implication constante des effectifs de notre Police municipale en lien avec la Police nationale, Châtillon a ainsi été distinguée l’an passé comme l’une des villes les plus sûres d’Île-de-France avec notamment une baisse significative des cambriolages. Et cette vigilance se poursuivra avec des effectifs que nous continuerons d’étoffer afin de renforcer ce précieux lien de proximité avec nos habitants.

L’enjeu du vivre-ensemble s’exprime aussi à travers une multitude d’autres thématiques ?
Naturellement. L’enjeu est aussi central que prégnant. On observe dans nos sociétés un éloignement progressif et un individualisme croissant qui s’expliquent par de nombreux facteurs. Aussi, le cœur de notre rôle, en incarnant à travers l’institution communale l’intérêt général, c’est d’œuvrer à ce nous puissions toujours faire société.
Nous devons continuer de vivre ensemble, pas seulement les uns à côté des autres. Je crois pour cela dans l’action du service public. Il représente ce qui nous est commun, ce que nous partageons encore.
Aussi, nos politiques de solidarité, éducative, associative, culturelle ou sportive tendent toutes à favoriser ce lien entre les Châtillonnais. Nous voulons à travers les nouveaux moments de convivialité initiés et des espaces publics repensés permettre à nos habitants de se retrouver.
« L’autre » demeure la plus grande richesse que nous ayons. Gardons-le toujours à l’esprit. À ce titre, je veux témoigner ma plus profonde grati-
tude à celles et ceux, responsables et bénévoles associatifs, commerçants, membres de la communauté éducative, qui participent également si largement à entretenir ces précieux échanges entre Châtillonnais.
Dans la continuité de cette première mandature, cette volonté d’entretenir et de favoriser le lien qui lie nos habitants sera sans cesse réaffirmée.

La commune apparaît de plus en plus comme un refuge dans une société en proie au doute ?
La commune a toujours été une valeur refuge. L’attachement des Français à leur commune est aussi ancien qu’intact. C’est l’une des grandes spécificités institutionnelles françaises. Des 44 000 municipalités créées en 1789 et issues des anciennes paroisses, il subsiste encore aujourd’hui près de 35 000 communes. C’est l’échelon de la proximité et du dialogue. Une sorte de guichet unique vers lequel nombre d’administrés se tournent lorsqu’ils ne parviennent plus à obtenir de réponse à leurs difficultés. Et lorsque nos repères vacillent, comme actuellement où les crises se succèdent et où l’État peine à fixer un cap qui soit lisible de nos concitoyens, la commune est tout particulièrement perçue comme une valeur refuge. Disponibilité, écoute, accompagnement, la représentation communale joue un rôle primordial.
C’est pourquoi il est dangereux que l’État continue de contraindre notre action en réduisant chaque année davantage nos moyens et notre autonomie financière. La commune demeure la pierre angulaire de notre démocratie. Les crises récentes, comme la pandémie, l’ont réaffirmé. Rien ne s’entreprend sans les communes et leur connaissance fine de leur environnement. L’État doit faire pleinement confiance à l’intelligence et à la richesse de ses territoires qui s’expriment à travers celles-ci. En cela, le mandat de Maire que m’ont confié les Châtillonnaises et les Châtillonnais est pour moi le plus beau de tous et demeurera la fierté de ma vie.