Contrairement aux idées reçues, le renard ne représente pas un danger pour l’homme. Les cas d’agressivité sont extrêmement rares et l’animal préfère éviter le contact. De même, la rage a été éradiquée en France depuis plusieurs années. Quant aux animaux domestiques, les situations de prédation restent très marginales.
Face à un renard, le bon réflexe est simple : garder ses distances et ne pas chercher à l’approcher ni à le nourrir. Nourrir un animal sauvage peut modifier son comportement et l’habituer à la présence humaine.
Pour limiter les visites à proximité des habitations, il est recommandé de ne pas laisser de nourriture accessible (restes, sacs poubelles ouverts, gamelles d’animaux en extérieur).
En cas de comportement inhabituel (animal blessé, désorienté ou particulièrement insistant), il est possible de contacter la police municipale au 01 47 46 00 00.
La présence du renard est avant tout le signe d’une nature qui trouve sa place en ville. Mieux la comprendre, c’est aussi apprendre à mieux cohabiter.
Le renard, acteur essentiel d’un écosystème équilibré
De nombreuses études ont démontré que le renard joue un rôle important d’agent sanitaire car il consomme préférentiellement les individus malades, faibles ou morts, ce qui limite la propagation des maladies. Ce rôle de nettoyeur de la nature permet de maintenir un milieu en bonne santé.
Le renard maintient une pression de prédation sur les rongeurs et contribue ainsi à un équilibre de leur population. Il contribue aussi à réguler la maladie de Lyme par son action de prédation sur les rongeurs qui s’avèrent être des réservoirs reconnus de la bactérie responsable de cette maladie.
Enfin, comme tous les animaux, il bénéficie d’une protection juridique en ce qui concerne les actes de maltraitance, les actes de cruauté ou les sévices graves.
Source : Ligue de protection des oiseaux (LPO).