Retrouvez désormais la Maison des Arts de Châtillon à cette adresse : http://maisondesarts-chatillon.blogspot.com/

 

 

 

   

léon zack

 

Peintures

 

irène zack

 

Sculptures

 

19 janvier - 11 mars 2007

 

     
 

            Léon Zack fait partie de ces peintres qui ont frôlé la pleine reconnaissance de leur art et dont le décès (1980) fait que l’on perd peu à peu la trace de leur œuvre. Sa famille et pour quelque temps la Maison des Arts vont essayer d’arrêter l’oubli…

Comme certains artistes de cette génération (1892-1980) Léon Zack est passé de la figuration à l’abstraction, après la guerre, d’abord géométrique puis lyrique, d’abord fortement matièrée pour le devenir de moins en moins, la toile elle-même valant couleur à la fin de sa vie. Mais plus que par une approche technique, l’œuvre de Léon Zack vaut par sa spiritualité, dans sa conception philosophique de l’art, dans ses liens avec l’art sacré.

 

De nombreuses galeries l’ont présenté tout au long de sa vie ; le Musée d’Art Moderne de Paris lui consacre une exposition en 1976. Il sera présent à la Fiac avant et après sa mort.

 

C’est un « extrait » de son œuvre sur 30 ans que sa fille Irène Zack nous propose du travail de son père, accompagnant de ses sculptures sur pierre la présentation des peintures de Léon Zack, dont elle partage la philosophie esthétique.

 
     

 

 

 

Biographie de Léon Zack (1882-1980)    

1892 Né à Nijni-Novgorod en Russie, Léon Zack décide à dix ans de devenir peintre. Premières leçons de peinture avec Jakimchenko admirateur des impressionnistes français.

1907 Première exposition au Salon de la Fédération des Peintres moscovites.

1910 Il mène de front des études de lettres à l’université et de peintures avec Erberg et Machkoff. Il peut voir dans des collections privés, les œuvres de Matisse, Cézanne, Derain…

1913 Participe au Futurisme, publie des poèmes, rencontre des écrivains et des artistes d’avant-garde : Malévitch, Maïakovski, Roman Jakoson…

1919 A la révolution, il émigre, séjourne à Constantinople, Venise, Florence, Rome et Berlin avant de venir à Paris. En Italie, il subit l’influence de Piero della Francesca.

1921 A Berlin, il crée décors et costumes pour les Ballets Romantiques de Boris Romanoff, et se lie d’amitié avec Philippe Hosiasson.

1923 Installé à Paris, Léon Zack participe à de nombreux Salons.

1925 Tourjansky lui commande des costumes pour Michel Strogoff l’interprète principal en était Ivan Mosjoukine. Collabore avec Prokofiev pour les Ballets Romantiques.

1927 Se dégageant de l’influence de ses premiers maîtres, il utilise maintenant la matière de sa palette, jouant sur le contraste entre le lisse et le rugueux, soulignant par des lignes de fuite les Perspectives exagérées.

1929 Cofondateur du Salon des Surindépendants, il lui restera longtemps fidèle.

1930 Son style, plus que classique, témoigne d’une recherche spirituelle qu’il poursuivra toute sa vie. Il est assimilé aux Néo-Humanistes, Christian Bérard, Tchélichtev… Expositions à Bruxelles, Anvers, Amsterdam. Nombreuses illustrations en marge, d’œuvres de Verlaine, Rimbaud, Mallarmé.

 

1936-38 Schématisation des figures, réduction de sa palette à une symphonie de gris avec de rares éclats colorés.

1939-45 Pendant l’occupation, il continue de peindre, dans un style dépouillé qui évoluera vers l’abstraction. Correspondance amicale avec Pierre Emmanuel.

1946 Première exposition d’après-guerre à la galerie Katia Granoff : toiles expressionnistes d’inspiration religieuse.

1948 Léon Zack se tourne définitivement vers l’abstraction, qui lui permet une expression plus libre. Exposition à la galerie des Garets.

1953-54 Les premières toiles abstraites, sont rigoureuses, Léon Zack peint dans un style géométrique. Il réutilise les empâtements et les concrétions qu’il avait utilisés en 1927-28

1955 Le Chemin de Croix pour l’église de Carsac (Dordogne) lui ouvre de nouveaux champs d’activités. Il concevra de nombreux vitraux, ceux de N.-D.-des-Pauvres, à Issy-les-Moulineaux feront date.

1957-58 Retour au lyrisme, utilisation du contraste entre lisse et le rugueux, travail au couteau.

1960 Peu à peu, la matière s’allège. Les reliefs se raréfient, et cèdent la place à des graphismes disposés dans des espaces de plus en plus lumineux.

1973 Exposition rétrospective au Musée d’Histoire et d’Art de Luxembourg.

1976 Le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris lui consacre une exposition. La quête de la lumière conduit Léon Zack à diluer de plus en plus ses couleurs, à essuyer la toile pour faire transparaître le blanc du support, le tableau st peint d’un seul jet, sans reprise.

1980 Décès de Léon Zack le 30 mars.

 

Biographie d'Irène Zack    

Née en Russie an 1918. Vit à Paris depuis 1924 où elle poursuit une œuvre de sculpteur à partir de 1956. Aujourd’hui, elle vit et travaille à Vanves.

 

Expositions (sélection) :

Musée des Arts Décoratifs, 1962 (mosaïques)

Drian Galleries, Londres, 1964

Galerie Jacques Massol, Paris, 1964 et 1970

Galerie Hébert, Grenoble, 1965

Institut Français, Cologne et Berlin, 1966

Galerie Numaga, Auvernier, Suisse, 1966 et 1976

Galerie La Palette, Amiens, 1969

Musée Galliera, Paris, 1970

Musée des Beaux-Arts, Abbeville, 1971

Galerie Visconti, Paris, 1974, 1977, 1981

Galerie Protée, Toulouse, 1966 et 1979

Galerie La Cité, Luxembourg, 1978

Galerie Municipale, Esch-sur-Alzette, Luxembourg, 1975

Galerie Convergences, Nantes, 1977

Galerie Lafranca, Locarno, Suisse, 1979

Galerie Huguerie, Bordeaux, 1979

Galerie Cour Saint-Pierre, Genève, 1975

Galerie L'Entracte, Lausanne, 1982

Galerie Repères, Paris, 1983

Galerie La Galerie, Paris, 1985

Musée de Meudon, 1988

Galerie Mireille Batut d’Haussy, Paris, 2001, 2003 et 2005

Galerie Protée 2006

Salons : Réalités Nouvelles, Comparaisons, Jeune Sculpture, Salon de Mai. Œuvres dans des collections particulières et dans des musées français et étrangers.

Travaux et réalisations : Autels, fonts baptismaux, dalles gravées, mosaïques, vitraux dans les églises de La Bastide de Besplas (Ariège), Urschenheim (Haut-Rhin), Mulhouse (Haut-Rhin), Reyerswiller (Moselle), Besançon (Doubs), Pantin (Seine Saint-Denis), Creil (Oise), Lonlay-l'Abbaye (Orne), Cuvat (Haute-Savoie), Herrlisheim (Bas-Rhin), Kirchberg-Wegscheid (Bas-Rhin), Vogelgrün (Bas-Rhin), Pontarlier (Doubs), Toulouse (Haute-Garonne), Mérignac et Langon (Gironde), Bonneville et Annecy (Haute-Savoie).

 

La Monnaie de Paris : Médailles, bijoux, plaques de cheminées, petites sculptures.

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