Un jour, l'artiste a réalisé
qu'il ne pouvait plus garder le pinceau posé sur ces rondeurs affriolantes;
qu'il lui fallait s'ouvrir au monde; un monde moins avenant que celui sur
lequel il s'était jusqu'alors attardé: sur les guerres, les génocides, les
ostracismes de tous horizons. Affronter pour ce faire un problème éthique
d'une gravité et d'une difficulté profondes. Car, s'il se voulait désormais
témoin de son temps, Michel Hénocq refusait de se lancer dans une
peinture-message: il lui fallait, en somme, trouver un chemin qui
l'amènerait à peindre des « fables sans morale ».
Se sont alors succédés des
individus un peu gros, statiques, avec dans lescoins du
tableau, de petits personnages placés au gré de l'imagination du peintre.
Mais il a vite réalisé la futilité de cette démarche trop proche de la
précédente.
Et
l'obligation pour lui, de « quitter» son monde pansu. il s'est donc imposé
des thèmes aléatoires; Michel Hénocq est parvenu à ce monde des interdits
qui le fascinent et qu'il voulait «dénoncer» sans les « dire », il lui fut
bientôt évident qu'en cette progression dans la gravité, s'il ne voulait pas
tomber dans les scènes sanguinolentes ou tout à fait sinistres, il devait à
tout prix préserver 1 'humour, la connotation dérisoire du tableau. Jusqu'à
ce qu'enfin, il acquière la certitude d'avoir atteint le but qu'il traquait.
Qu'il explore avec une délectation très masochiste. Et, même si parfois le
peintre, effrayé peut-être par tant de violence psychologique, quitte cette
fin des temps pour revenir à des scènes plus théâtrales semble
avoir
basculé dans l 'horreur.quitte cette fin des temps pour revenir à des scènes
plus théâtrales semble avoir basculé dans 1 'horreur. Un « auteur » qui,
pour la première fois, a conscience d'avoir atteint sa pleine maturité
créatrice et éprouve un total bonheur de peindre. Qui sent une concordance
absolue entre ce qu'il pense et ce qu'il peint. , moins
fantasmatiques, il Qui a établi au cours de cette quête angoissée une
parfaite harmonie dans les dissonances. Bref, un créateur qui a su, dans cet
enfer qu'il pose sur la toile ou le papier, trouver son propre paradis.
Jeanine Rivais
"Je revendique
une peinture d’images.
La peinture
appelée à tort « abstraite » a fini par tarir l’imagination, l’idée, le
sujet, pour se réduire à l’objet décoratif, acceptée et de bon ton, parce
qu’elle ne pose pas plus d’interrogation que le canapé, le lampadaire ou la
broderie Miao rapportée du voyage en Chine.
L’académisme
aujourd’hui a changé de bord..."
"….Pour
ma part, je cherche à retourner aux sources des hantises, des interdits, de
l’inconscient collectif par l’intermédiaire d’allégories obsessionnelles.
Non sans délectation."
Michel Hénocq-Avril 2004
Expositions publiques
2004
Maison des Arts, Châtillon ; Désirs bruts, collection Ceres Franco. Le
Kremlin Bicêtre ; Salon de Villevègue ; Salon de Saint Mathurin.
2003Désirs bruts,
collection Ceres Franco. Centre Boris Vian, Les Ulis.
2000
Foire d’art contemporain.REGGIO, Italie.
1999
Château de Bruyères, GRUYERES, Suisse.
1997
Centre d’art et de plaisanterie, Montbéliard (exposition personnelle).
1995
Festival de l’humour, Cossé-le-Vivien ; Graîne de curieux. Pouancé
(exposition personnelle) ; Hôtel de Ville, Osnabruck (exposition
personnelle).
1991
Château Musée de Cabriès.
1989 L’Art à l’école, Paris ; Peintures comme ça, Lisieux.
1988
Figuration critique, Paris ; Salon d’art critique, Bordeaux.
1987
Maison de la Culture de Loire Atlantique, Nantes.
1986
Figuration critique, Paris ; Anvers.
1987/1985
Maison des jeunes et de la culture des Hauts de Belleville, Paris
1981
Maison des jeunes et de la culture, Saint-Ouen L’Aumone.
Expositions de groupes
2004 à
2002
Galerie des Arcades, Cabourb.Galerie Courant d’art, Chenevez, Suisse.