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Exposition du 9 juin au 27 juin 2010
SABAS " Sur le pont de Nant "
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Sabas commence son parcours artistique par son admission à l’école des Beaux arts de Paris puis à l’Académie de la grande Chaumière. Il sera d’ailleurs grand admirateur de Cézanne, Matisse et disciple de Gustave Moreau, ses contemporains. Lancé pour une belle carrière dans le milieu artistique parisien, il quitte tout pour retrouver le calme de son atelier dans la région de Nîmes. Il continue à exposer régulièrement dans des galeries, Paris, Barbizon, Montpellier mais installe une distance avec le marché de l’art pour préserver sa créativité. Sabas, ne peint pas pour plaire ou vendre, mais pour son plaisir. Il ne laisse que de rares amis approcher son travail et prend grand soin de choisir avec qui il veut exposer. Il ne cherche aucunement à être apprécié des critiques et déteste les mondanités des cercles artistiques. La peinture est pour Sabas, un moyen de recherche et d’expression dans le but, dit- il, de « Traduire ma personnalité ». Pour réaliser un tableau il multiplie les croquis préparatoires, 15-20 environ. Son inspiration, il la trouve dans la nature ou des villes, qu’il compose et recompose en croquis et donne libre court à son imagination. Sabas peint des paysages délicats de couleurs, une recomposition où la nature se mêle au rêve et la figuration à l’abstrait. Il travaille en solitaire, dans une quête d’expression de sa personnalité, tout en pudeur et en paysages oniriques. Dans ce flux ininterrompu de création, il réalise dans les dernières années de sa vie, « Le travail quotidien », qu’il exerce sur du papier journal, le Midi Libre le plus souvent, qu’il « chope » faute de moyen où il en trouve pour faire de nouvelles peintures. Peintre intransigeant il n’hésite pas à jeter ses peintures s’il elles ne lui conviennent pas, ou à refuser de les vendre si l’acheteur ne lui convient pas. Il vécut les dernières années de sa vie dans un hospice près de Millau, où il continua son travail jusqu'à ses 88 ans.
« Ce qui lui permit de dire presque à la fin de sa vie : Tu sais, jeune, Picasso m’a dit que j’irai loin, je suis né a Nant, je meurs à Millau… ça fait 25 kilomètres ».
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